Je suis hyper malade, donc pardonnez s'il y a des fautes dans le chapitre, c'est un miracle que je tienne assise sur une chaise tellement je suis K.O. C'est l'aspirine qui vient de me permettre de rester solide durant une paire d'heures. (sans compter que j'ai mauvaise conscience d'être malade juste avant d'être en vacances T_T ça m'épuise d'autant plus de me sentir paranoïaque avec ma classe qui doit se dire "lisa s'est foutue en vacances une semaine avant nous"... T___T *entend la voix de quelqu'un qui lui dit "mais tu t'en fous des autres ! è_é".. ouai.. vite fait.. T_T).

ROUGE
GRENADINE
5
La Bonne
Question
Mes lèvres
tremblaient comme pas permis. Je ne comprenais pas ce qu’il
m’arrivait, je n’avais jamais été aussi nerveux
qu’en cet instant, même les conflits avec la famille
n’était pas bourrés d’une tension aussi effrayante pour
moi. Je ne pouvais pas être gay, c’était impossible,
c’était la dernière chose que j’avais envisagé dans ma
vie, et voilà que mon propre corps me trahissait, qu’il
bougeait et rêvait d’être entre les mains de Lewis.
Ahhh… bominable !
- Craques pas ici Andy, viens… me dit-il
soudainement, m’attrapant par le poignet pour me tirer
ailleurs.
J’avais le sentiment d’avoir à
nouveau cinq ans, c’était insensé.
- Lâches moi… murmurais-je, essayant de
dégager ma main qu’il serrait fermement.
Mais il ne m’entendait pas,
m’entraînant au travers de la foule qui ne semblait même pas
nous remarquer. Après deux longues minutes de marches, il me força
à rentrer dans un vieux bar que je ne connaissais pas vraiment ;
j’y avais sûrement déjà mis les pieds, l’atmosphère
m’était connue, mais pas depuis longtemps.
Nous avançâmes entre les rangées de chaises et
rapidement, nous primes place au fond du bar, là où il y avait de
larges banquettes rouges. Lewis me força à m’asseoir sur
l’une d’entres elles et prit place face à moi, de
l’autre côté de la table, sur une chaise qui ne me paraissait
pas confortable.
- Si t’es pas gay, tu vas éviter de péter
ton câble devant le bahut, sinon, tu vas te griller tout
seul.
Soupirant devant sa lucidité, je plaquais ma
tête entre mes mains, coudes sur la table. J’étais réellement
mal barré, j’aurais voulu que Lewis m’oublie,
qu’il ne m’entraîne pas, mais il avait sans doute eu
raison, s’il ne l’avait pas fait, j’aurais hurlé
« je ne suis pas gay ! » devant un tiers des gens du
lycée. Glauque.
- Tu pleures ?
- J’ai une gueule à chialer ?! Lui
répondis-je, relevant la tête vers lui.
Et effectivement, je ne pleurais pas, je
n’aimais pas tellement ça de toute façon, un peu comme tout
le monde à vrai dire, mais chez moi, c’était affreux, je
ressemblais à un chat mouillé dés que je pleurais et puis, je
n’allais pas craquer pour si peu ! Il n’était question
que de ma sexualité pas de ma vie. Je ne pleurais pas facilement,
mais je riais avec une simplicité effarante. Je venais sûrement
d’une autre planète.
- Pourquoi tu m’as entraîné ici
d’ailleurs ? Demandais-je, regardant autour de moi,
l’air un peu perdu.
- Si t’avais vu ta tête tout à
l’heure, tu m’aurais compris.
Il me fixa étrangement. Je fronçais des sourcils
et essayais de savoir ce qui pouvait tant le captiver.
- T’es tout rouge Andrew…
- Oh ça va ! Ta gueule !
Je posais mes mains sur mes joues, tentant de
connaître mon taux de gêne quand quelqu’un vînt faire le
service. Nous commandâmes alors chacun une boisson différente, lui,
il se ruait sur un cocktail (ivrogne !) tandis que moi, je
préférais me reprendre en main face à un bon diabolo grenadine.
Lorsque nous fûmes servis, il s’arrangea pour avoir
l’autorisation de fumer dans l’enceinte du bar, et
chose qui me surprit, il en eut le droit. Choqué, je le vis donc
sortir son paquet de cigarettes et allumer l’une
d’entres elles.
- T’en veux une ? Me demanda-t-il.
Je me pinçai la lèvre inférieure pour toute
réponse et le dévisageait sans charme, aucun. Il ria devant mon
expression et me donna une clope que je m’empressai de mettre
à ma bouche, puis il me l’alluma, se penchant légèrement vers
moi. Nous nous regardâmes durant tout cet échange, la flamme qui
vînt devant ma cigarette illumina ses yeux de la couleur du soleil.
Il m’attirait atrocement, et cette pensée réduit à néant mon
espoir de ne pas être gay.
- Tu ne devrais pas angoisser pour si peu, me
dit-il, prenant une gorgée de son cocktail, appliquant un regard
étrange sur moi.
- Angoisser ? Pouah ?! Mais tu crois quoi ? Que
je panique à l’idée de changer mes attirances ? Tu crois
peut-être que je suis en stress parce que j’commence à
préférer les… les… les…
- Hommes ?
- Pénis.
- Vue sous cette angle…
Mes yeux étaient grands ouverts, je fixai mon
bourreau droit dans les yeux, il semblait se moquer de moi, se dire
que je faisais tout un drame d’une chose stupide.
C’était aussi ce que je pensais, si je préférais ces trucs
aux filles, et bien, voilà, se serait ainsi ! Après tout,
j’étais quelqu’un de très tolérants, mes parents
m’avaient apprit à ne jamais mal juger quelqu’un de
différent, sauf qu’ils avaient oublié de réfléchir à une
chose : que je pouvais être une de ces personnes différentes !
C’était là mon dilemme, devais-je lutter ou fondre sur lui
?
- Ecoutes Andrew, je sais que ce n’est
vraiment pas facile, moi-même j’ai eu du mal le jour où
j’ai compris que je préférais les garçons aux filles.
Je déglutis en l’entendant affirmer son
homosexualité, c’était idiot de ma part, mais j’avais
peur de cela. Je ne voulais pas qu’il admette ça et
qu’il me dise que ce n’était qu’une…
- Ce n’est qu’une étape dans la
vie.
… une étape dans la vie. Merci, Lewis,
t’es formidable, pensais-je, posant ma cigarette dans le
cendrier.
- Oui, et bien, ce n’est pas pour moi ?
Compris ?
- On dirait que t’essaies de te convaincre
toi-même, me répliqua-t-il, un sourire amusé lui étirant les
lèvres, lui donnant plus de charme encore.
Soudainement, il se leva, et je cru qu’il
allait m’abandonner ici, tout seul, à siroter mon diabolo
grenadine et ma mauvaise conscience. Mais ce ne fut pas le cas, il
vînt s’asseoir à mes côtés, se collant à moi et tournant son
visage sérieusement vers le miens, qui restait stupidement
bloqué sur la table, les yeux écarquillés.
Il n’y avait personne dans le bar, et nous
étions cachés par un mur, ce qui me laissa deviné quant à la suite
que Lewis envisageait. Je me reculais de quelques centimètres de
lui, pas apeuré, mais déjà traumatisé. Il se replaça de la manière,
s’avançant d’autant de centimètres que je m’étais
décaler. Mon visage était crispé, et mon cœur battait un peu
trop fort à mon goût.
- Regardes-moi Andrew.
- Non, répondis-je instantanément.
Je savais parfaitement que si j’obéissais
à cela, j’allais fondre, craquer et m’en vouloir.
C’était un jeu cruel. Je perdrais à l’instant où mes
yeux se fondraient dans les siens, dans sa couleur possessive, à
envier et purement chaleureuse. Il dégageait trop de sensualité, il
était beaucoup trop attirant pour moi, je ne pouvais pas me
permettre de prendre un tel risque.
- Andrew ! S’agaça-t-il, claquant
fortement l’une de ses mains sur ma cuisse et la faisant
glisser jusqu’à mon entre-jambe. Regardes-moi, tout de
suite.
Je ravalai ma salive, sentant que mon cœur
allait s’extraire de ma poitrine à tout instant. Son
comportement, sa manière de me parler, ses gestes, mon corps était
attiré de toute part vers lui, ce n’était pas permis.
- Andrew, je m’impatiente.
Son visage n’était qu’à quelques
millimètres du miens, je sentais son haleine contre ma tempe. Je
devais trembler car il s’empara de ma main la plus éloignée
de lui avec celle qu’il n’avait pas encore posée sur
moi. Cette dernière, par contre, n’hésitez pas à remonter
vers mon ventre, soulevant mon t-shirt. J’aurais hurlé au
viol si je n’avais pas ressenti du plaisir à ce qu’il
faisait. Oh Mon Dieu !!
L’instant d’après, j’avais
tourné ma tête vers lui et mes yeux se bloquèrent dans les siens.
Il y avait trop d’émotions pour que je parvienne à me dire
qu’il était humain, il semblait furieux, désireux de
m’avoir rien qu’à lui et à la fois compatissant de ma
peur. J’inspirai profondément quand il me dit, sur un ton
bas, trop bas :
- Enfin.
Et sans que je ne puisse me contrôler, je lui
bondissais dessus, m’écrasant sur lui pour l’embrasser
avant qu’il ne le fasse, le renversant en travers de la
banquette et écrasant mon corps contre le siens. Je ne pouvais me
contrôle, c’était animal, puissant et profondément naturel.
Lewis me faisait craquer, il me rendait fou. Je le voulais, je le
voulais autant que l’on veut vivre. Ses mains caressèrent mes
cheveux rouges tandis que je m’affolai sur lui, ne supportant
plus de résister à l’appel de son corps, à l’appel du
miens aussi. Ma raison s’évanouissait, déjà que je
n’étais pas pourvu de beaucoup de valeur, mais alors là,
elles s’effondraient toutes les unes après les autres tandis
que mes mains s’enfonçaient sous le chemisier de Lewis. Je
devais être encore plus sauvage que lui durant ces dernières
minutes, mais il m’avait cherché, il ne savait pas à quel
point je pouvais être…
Il me repoussa brutalement, me forçant à me
rasseoir à ma place et plaqua ses mains sur mes hanches.
- Waah.. Andrew, c’est…
radical.
Mes yeux étaient grands ouverts, je
n’étais plus sur la planète Terre, j’étais perdu dans
son immense soleil. Il me tuait ma réalité à coup de désirs et
d‘envies.
Essoufflé, il m’embrassa à son tour,
essayant de reprendre les dessus sur moi, seulement, je faisais en
sorte d’être plus fort que lui, et je grimpai sur ses
cuisses, à califourchon, tandis que je le plaquai contre le dossier
de la banquette. Je le dominai complètement, le rendant plus faible
qu’il ne l’était, il me jeta un regard ambiguë et me
dit, le ton aussi vif que ses yeux :
- Ca va pas se passer comme ça !
Et il me rejeta une nouvelle à ma place,
bloquant cette fois-ci mes poignets dans mon dos, entre ses
mains.
- On est dans un bar Andrew, et tu viens à peine
de prendre conscience de ce que tu voulais, t’es limite en
transe là, tu fais flipper, et je ne tiens pas à être encore
victime de tes sautes d’humeurs, alors…
Il était juste au-dessus de moi, son corps
écrasé contre le miens pour m’empêcher de bouger. Je me
débattais, essayant de lui bondir à nouveau dessus, mais il me
maîtrisait un peu trop bien, il était plus fort que ce que
j’avais pensé. Son regard se perdit dans le miens, plus
sérieux que durant les dernières minutes. Je savais qu’il
voulait à tout prix m’embrasser, mais il résistait à se
torturait. C’était intense, ce désir, vraiment, je
n’avais jamais connu ça, même pas avec une fille, ce
n’était pas de l’amour, ce n’était pas du désir,
c’était autre chose, il y avait une forme d’attirance
bizarre qui me reliée à lui, un lien à la fois brutal, troublant et
passionnant.
Lorsqu’il me relâcha enfin, libérant mes
poignets endoloris par tout ce poids, je compris au moins une chose
: si nous avions une relation, elle ne serait en rien
romantique.
Plaisance => Hey !
Merci beaucoup pour tes compliments ! Ca
m'a vraiment fait plaisir ! Et puis, bien sûr, j'accepte ta demande
d'amitié sans aucun soucis !
Merci encore !!
. 
Rhaaaaaaaaaa putain ! Le lemon ! Le lemon ! Je te relèverai les fautes une autre fois là je pouvais pas m'arrêter en plein milieu du chapitre... Lewis 
Lilly
jeu 26 nov 2009 21:50