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Rouge Grenadine - La Bonne Question  (Rouge Grenadine) posté le jeudi 19 février 2009 15:21

Je suis hyper malade, donc pardonnez s'il y a des fautes dans le chapitre, c'est un miracle que je tienne assise sur une chaise tellement je suis K.O. C'est l'aspirine qui vient de me permettre de rester solide durant une paire d'heures. (sans compter que j'ai mauvaise conscience d'être malade juste avant d'être en vacances T_T ça m'épuise d'autant plus de me sentir paranoïaque avec ma classe qui doit se dire "lisa s'est foutue en vacances une semaine avant nous"... T___T *entend la voix de quelqu'un qui lui dit "mais tu t'en fous des autres ! è_é".. ouai.. vite fait.. T_T).

ROUGE GRENADINE


5

La Bonne Question

 

    Mes lèvres tremblaient comme pas permis. Je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait, je n’avais jamais été aussi nerveux qu’en cet instant, même les conflits avec la famille n’était pas bourrés d’une tension aussi effrayante pour moi. Je ne pouvais pas être gay, c’était impossible, c’était la dernière chose que j’avais envisagé dans ma vie, et voilà que mon propre corps me trahissait, qu’il bougeait et rêvait d’être entre les mains de Lewis. Ahhh… bominable !
    - Craques pas ici Andy, viens… me dit-il soudainement, m’attrapant par le poignet pour me tirer ailleurs.
    J’avais le sentiment d’avoir à nouveau cinq ans, c’était insensé.
    - Lâches moi… murmurais-je, essayant de dégager ma main qu’il serrait fermement.
    Mais il ne m’entendait pas, m’entraînant au travers de la foule qui ne semblait même pas nous remarquer. Après deux longues minutes de marches, il me força à rentrer dans un vieux bar que je ne connaissais pas vraiment ; j’y avais sûrement déjà mis les pieds, l’atmosphère m’était connue, mais pas depuis longtemps.
    Nous avançâmes entre les rangées de chaises et rapidement, nous primes place au fond du bar, là où il y avait de larges banquettes rouges. Lewis me força à m’asseoir sur l’une d’entres elles et prit place face à moi, de l’autre côté de la table, sur une chaise qui ne me paraissait pas confortable.
    - Si t’es pas gay, tu vas éviter de péter ton câble devant le bahut, sinon, tu vas te griller tout seul.
    Soupirant devant sa lucidité, je plaquais ma tête entre mes mains, coudes sur la table. J’étais réellement mal barré, j’aurais voulu que Lewis m’oublie, qu’il ne m’entraîne pas, mais il avait sans doute eu raison, s’il ne l’avait pas fait, j’aurais hurlé « je ne suis pas gay ! » devant un tiers des gens du lycée. Glauque.
    - Tu pleures ?
    - J’ai une gueule à chialer ?! Lui répondis-je, relevant la tête vers lui.
    Et effectivement, je ne pleurais pas, je n’aimais pas tellement ça de toute façon, un peu comme tout le monde à vrai dire, mais chez moi, c’était affreux, je ressemblais à un chat mouillé dés que je pleurais et puis, je n’allais pas craquer pour si peu ! Il n’était question que de ma sexualité pas de ma vie. Je ne pleurais pas facilement, mais je riais avec une simplicité effarante. Je venais sûrement d’une autre planète.
    - Pourquoi tu m’as entraîné ici d’ailleurs ? Demandais-je, regardant autour de moi, l’air un peu perdu.
    - Si t’avais vu ta tête tout à l’heure, tu m’aurais compris.
    Il me fixa étrangement. Je fronçais des sourcils et essayais de savoir ce qui pouvait tant le captiver.
    - T’es tout rouge Andrew…
    - Oh ça va ! Ta gueule !
    Je posais mes mains sur mes joues, tentant de connaître mon taux de gêne quand quelqu’un vînt faire le service. Nous commandâmes alors chacun une boisson différente, lui, il se ruait sur un cocktail (ivrogne !) tandis que moi, je préférais me reprendre en main face à un bon diabolo grenadine. Lorsque nous fûmes servis, il s’arrangea pour avoir l’autorisation de fumer dans l’enceinte du bar, et chose qui me surprit, il en eut le droit. Choqué, je le vis donc sortir son paquet de cigarettes et allumer l’une d’entres elles.
    - T’en veux une ? Me demanda-t-il.
    Je me pinçai la lèvre inférieure pour toute réponse et le dévisageait sans charme, aucun. Il ria devant mon expression et me donna une clope que je m’empressai de mettre à ma bouche, puis il me l’alluma, se penchant légèrement vers moi. Nous nous regardâmes durant tout cet échange, la flamme qui vînt devant ma cigarette illumina ses yeux de la couleur du soleil. Il m’attirait atrocement, et cette pensée réduit à néant mon espoir de ne pas être gay.
    - Tu ne devrais pas angoisser pour si peu, me dit-il, prenant une gorgée de son cocktail, appliquant un regard étrange sur moi.
    - Angoisser ? Pouah ?! Mais tu crois quoi ? Que je panique à l’idée de changer mes attirances ? Tu crois peut-être que je suis en stress parce que j’commence à préférer les… les… les…
    - Hommes ?
    - Pénis.
    - Vue sous cette angle…
    Mes yeux étaient grands ouverts, je fixai mon bourreau droit dans les yeux, il semblait se moquer de moi, se dire que je faisais tout un drame d’une chose stupide. C’était aussi ce que je pensais, si je préférais ces trucs aux filles, et bien, voilà, se serait ainsi ! Après tout, j’étais quelqu’un de très tolérants, mes parents m’avaient apprit à ne jamais mal juger quelqu’un de différent, sauf qu’ils avaient oublié de réfléchir à une chose : que je pouvais être une de ces personnes différentes ! C’était là mon dilemme, devais-je lutter ou fondre sur lui ?
    - Ecoutes Andrew, je sais que ce n’est vraiment pas facile, moi-même j’ai eu du mal le jour où j’ai compris que je préférais les garçons aux filles.
    Je déglutis en l’entendant affirmer son homosexualité, c’était idiot de ma part, mais j’avais peur de cela. Je ne voulais pas qu’il admette ça et qu’il me dise que ce n’était qu’une…
    - Ce n’est qu’une étape dans la vie.
    … une étape dans la vie. Merci, Lewis, t’es formidable, pensais-je, posant ma cigarette dans le cendrier.
    - Oui, et bien, ce n’est pas pour moi ? Compris ?
    - On dirait que t’essaies de te convaincre toi-même, me répliqua-t-il, un sourire amusé lui étirant les lèvres, lui donnant plus de charme encore.
    Soudainement, il se leva, et je cru qu’il allait m’abandonner ici, tout seul, à siroter mon diabolo grenadine et ma mauvaise conscience. Mais ce ne fut pas le cas, il vînt s’asseoir à mes côtés, se collant à moi et tournant son visage sérieusement vers le miens, qui restait  stupidement bloqué sur la table, les yeux écarquillés.
    Il n’y avait personne dans le bar, et nous étions cachés par un mur, ce qui me laissa deviné quant à la suite que Lewis envisageait. Je me reculais de quelques centimètres de lui, pas apeuré, mais déjà traumatisé. Il se replaça de la manière, s’avançant d’autant de centimètres que je m’étais décaler. Mon visage était crispé, et mon cœur battait un peu trop fort à mon goût.
    - Regardes-moi Andrew.
    - Non, répondis-je instantanément.
    Je savais parfaitement que si j’obéissais à cela, j’allais fondre, craquer et m’en vouloir. C’était un jeu cruel. Je perdrais à l’instant où mes yeux se fondraient dans les siens, dans sa couleur possessive, à envier et purement chaleureuse. Il dégageait trop de sensualité, il était beaucoup trop attirant pour moi, je ne pouvais pas me permettre de prendre un tel risque.
    - Andrew ! S’agaça-t-il, claquant fortement l’une de ses mains sur ma cuisse et la faisant glisser jusqu’à mon entre-jambe. Regardes-moi, tout de suite.
    Je ravalai ma salive, sentant que mon cœur allait s’extraire de ma poitrine à tout instant. Son comportement, sa manière de me parler, ses gestes, mon corps était attiré de toute part vers lui, ce n’était pas permis.
    - Andrew, je m’impatiente.
    Son visage n’était qu’à quelques millimètres du miens, je sentais son haleine contre ma tempe. Je devais trembler car il s’empara de ma main la plus éloignée de lui avec celle qu’il n’avait pas encore posée sur moi. Cette dernière, par contre, n’hésitez pas à remonter vers mon ventre, soulevant mon t-shirt. J’aurais hurlé au viol si je n’avais pas ressenti du plaisir à ce qu’il faisait. Oh Mon Dieu !!
    L’instant d’après, j’avais tourné ma tête vers lui et mes yeux se bloquèrent dans les siens. Il y avait trop d’émotions pour que je parvienne à me dire qu’il était humain, il semblait furieux, désireux de m’avoir rien qu’à lui et à la fois compatissant de ma peur. J’inspirai profondément quand il me dit, sur un ton bas, trop bas :
    - Enfin.
    Et sans que je ne puisse me contrôler, je lui bondissais dessus, m’écrasant sur lui pour l’embrasser avant qu’il ne le fasse, le renversant en travers de la banquette et écrasant mon corps contre le siens. Je ne pouvais me contrôle, c’était animal, puissant et profondément naturel. Lewis me faisait craquer, il me rendait fou. Je le voulais, je le voulais autant que l’on veut vivre. Ses mains caressèrent mes cheveux rouges tandis que je m’affolai sur lui, ne supportant plus de résister à l’appel de son corps, à l’appel du miens aussi. Ma raison s’évanouissait, déjà que je n’étais pas pourvu de beaucoup de valeur, mais alors là, elles s’effondraient toutes les unes après les autres tandis que mes mains s’enfonçaient sous le chemisier de Lewis. Je devais être encore plus sauvage que lui durant ces dernières minutes, mais il m’avait cherché, il ne savait pas à quel point je pouvais être…
    Il me repoussa brutalement, me forçant à me rasseoir à ma place et plaqua ses mains sur mes hanches.
    - Waah.. Andrew, c’est… radical.
    Mes yeux étaient grands ouverts, je n’étais plus sur la planète Terre, j’étais perdu dans son immense soleil. Il me tuait ma réalité à coup de désirs et d‘envies.
    Essoufflé, il m’embrassa à son tour, essayant de reprendre les dessus sur moi, seulement, je faisais en sorte d’être plus fort que lui, et je grimpai sur ses cuisses, à califourchon, tandis que je le plaquai contre le dossier de la banquette. Je le dominai complètement, le rendant plus faible qu’il ne l’était, il me jeta un regard ambiguë et me dit, le ton aussi vif que ses yeux :
    - Ca va pas se passer comme ça !
    Et il me rejeta une nouvelle à ma place, bloquant cette fois-ci mes poignets dans mon dos, entre ses mains.
    - On est dans un bar Andrew, et tu viens à peine de prendre conscience de ce que tu voulais, t’es limite en transe là, tu fais flipper, et je ne tiens pas à être encore victime de tes sautes d’humeurs, alors…
    Il était juste au-dessus de moi, son corps écrasé contre le miens pour m’empêcher de bouger. Je me débattais, essayant de lui bondir à nouveau dessus, mais il me maîtrisait un peu trop bien, il était plus fort que ce que j’avais pensé. Son regard se perdit dans le miens, plus sérieux que durant les dernières minutes. Je savais qu’il voulait à tout prix m’embrasser, mais il résistait à se torturait. C’était intense, ce désir, vraiment, je n’avais jamais connu ça, même pas avec une fille, ce n’était pas de l’amour, ce n’était pas du désir, c’était autre chose, il y avait une forme d’attirance bizarre qui me reliée à lui, un lien à la fois brutal, troublant et passionnant.
    Lorsqu’il me relâcha enfin, libérant mes poignets endoloris par tout ce poids, je compris au moins une chose : si nous avions une relation, elle ne serait en rien romantique.

Plaisance => Hey ! {#} Merci beaucoup pour tes compliments ! Ca m'a vraiment fait plaisir ! Et puis, bien sûr, j'accepte ta demande d'amitié sans aucun soucis ! {#} Merci encore !!

 

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Tous les commentaires de l'article:
Rouge Grenadine - La Bonne Question

  • Lilly

    jeu 26 nov 2009 21:50

    Une relation violentemais dans quel sens ??? Physique ou sentimentale... Les deux, mon général! Oh!

  • Polypokette

    mar 21 avr 2009 15:36

    Wouaw !!!!! C'était cosmique !! J'ai tellement adoré ce chapitre, tellement de passion sa fou les jeton ^^'.
    Je sens que ce couple va nous en faire voir de toutes les couleurs.
    Bisouxxxxxx.

  • Plaisance

    dim 22 fév 2009 05:20

    De rien, mes compliments sont sincères, je les pense vraiment
    Au passage, j'aime beaucoup les photos que tu prends aussi. Elles sont très jolies.
    Vivement la suite

  • Merlin

    sam 21 fév 2009 18:29

    Rhaaaaaaaaaa putain ! Le lemon ! Le lemon ! Je te relèverai les fautes une autre fois là je pouvais pas m'arrêter en plein milieu du chapitre... Lewis OMFFFFFFFFFFFFFG ! Vite la suite !

  • Plaisance

    sam 21 fév 2009 04:37

    J'ai hate de lire la suite.
    Puis-je t'ajouter dans ma liste d'amis pour recevoir un mail à chaque nouvel article ?

  • Shaly

    ven 20 fév 2009 19:57

    Je suis tombée amoureuse de tes textes !!! <3

  • Marielle

    ven 20 fév 2009 13:25

    Oh, punaiiiiiiiise ! *bave, bave*
    Andy il est ... Niaaaah ! <'3
    Et Lewis, j'en parle même pas.
    *Est dans un autre monde *

    Franchement, je suis contente qu'il s'en est rendu compte. J'adore les relations passionnelles... J'ai hate de voir ce que ça va donner.

    Sinon, reposes toi bien ! >.< Foutue maladie.

    Gros bisous et bon rétablissement. <'3

  • Lila

    jeu 19 fév 2009 19:26

    Trop biiiien ! J'adore trop Andy, il est .. wooww xD ! *un seul mot mais il veut tout dire xD* Je suiis contente qu'il aiit enfin compris et j'imagine que les chapitres à venir seront super aussiii !!

    Et, surtout, bon rétablissement ^^

  • Mélo

    jeu 19 fév 2009 18:34

    Oh My God ...

    Andrew il est .. *bave*
    Et LEwis n'est pas du tout mauvais dans son genre ... *bave bave*

    Magnifique chapitre ! J'ai adoré comment Andrew se laisse emporter ! C'est ... WAHOUUUUUUUU

    Merciiii pour cette suite (L)
    Et, une relation pas romantique, ne me dérange absolument pas même si je doute que ca finira en romance à la fin =P

    Bon rétablissement en tout cas. Moi je te dirai juste : prendre une semaine avant les autres de vacances n'a rien d'ennuyant, au contraiiire ! Et puis, les autres, je les emmerde pour toi, s'tu veux XD
    J'espère que tu seras rétabli pour samedi, le début officiel des vacances =)

    B'souille <'333

  • Even***

    jeu 19 fév 2009 16:47

    Je n'ai qu'une chose à dire...
    TERRIBLE *sorsù pour mes nerfs xD Ralala ce Lewis a un tel sex appeal héhé J'coucherai pas dans la baignoire ah merde j'ai pas de barbe ><
    Bisouuuuus


 

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